Zone de Texte: Exposition de peinture de Pierre Brayard

Rien n’est plus beau que la nature et la peinture l’immortalise… parfois !

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Précis de peinture à l’huile

Zone de Texte: Un peu de Théorie

L’étymologie nous indique que ce mot "peinture" nous vient du latin pictura, de pictum, supin pingère, peindre. Nous retrouvons ainsi en wallon, pondeur, ponteur ; en bourguignon, pointure ; en provençal, pintura, pictura, penchura ; en espagnol, peintura et en italien, pintura, pittura.
Nicolas POUSSIN écrivait dans une Lettre, le 7 mars 1665, au sujet de la peinture : imitation faite avec lignes et couleurs, sur une superficie plane, de tout ce qui se voit sous le soleil ; sa fin est la délectation…
Montesquieu la définissait ainsi : "La peinture est un des arts libéraux ; elle a trois parties : l'invention, le coloris et le dessin. Dans la peinture, nous aimons mieux un paysage que le plan du plus beau jardin du monde ; c'est que la peinture ne prend la nature que là où elle est belle, là où la vue se peut porter au loin et dans toute son étendue, là où elle est variée, là où elle peut être vue avec plaisir…"
Il existe différentes formes de peinture :
la Peinture à fresque se fait contre les murailles et les voûtes fraîchement enduites d'un mortier de chaux et de sable.
- peinture en détrempe, peinture qui se fait sur des murs, ou sur du bois, ou sur de la toile.
- peinture à l'huile, elle se fait sur toutes sortes de matières. Les couleurs se broient avec de l'huile de noix, ou de l'huile de lin. Peinture sur verre, comme la peinture des vitraux. Peinture sur porcelaine.
- peinture en émail, elle se fait sur les métaux et sur la terre, avec des émaux cuits et refondus. Plate peinture, se disait, au moyen âge, de ce qui se peignait sur mur, sur châssis ou sur toile, par opposition à la peinture appliquée sur ronde bosse.
Qui ne connaît pas l’expression familière : Cela est fait comme une peinture, pour qualifier une chose bien faite, un ouvrage exécuté avec soin ?
Poétiquement, elle désigne les couleurs naturelles répandues dans la nature : Sachez qui donne aux fleurs cette aimable peinture (RÉGNIER, à Rapin). Il [Dieu] donne aux fleurs leur aimable peinture…
En peinture, est aussi une locution adverbiale qui signifie : En apparence, sans réalité. Par exemple, Balzac disait : <<Je parle de cette affection en peinture qui est bien souvent une fausse représentation de l'âme…>>.
Autre citation de Corneille : <<Puisque le roi veut bien n'être roi qu'en peinture…>>.
Molière quant à lui disait : <<Un duel met les gens en mauvaise posture, et notre roi n'est pas un monarque en peinture…>>
Nous connaissons aussi : Je ne voudrais pas y être, m'y voir, même en peinture, se dit d'un lieu, d'une situation pour laquelle on aurait une vive répugnance.
Si l’on déteste quelqu'un ou quelque chose au point de ne pouvoir en souffrir la représentation, nous disons aussi : Ne pas pouvoir le voir en peinture

L’impressionnisme, le cubisme, le Bauhaus, l’abstraction, l’op art, le pop art, l’art minimal, l’art conceptuel sont autant d’étapes qui ont conduit à une constellation théorique et pratique très différente.
La peinture a toujours répondu à deux appels bien distincts : la décoration des monuments et des habitations d’une part, la délectation de l’amateur d’autre part. Dans sa fonction décorative, elle rivalise avec d’autres arts à deux dimensions, vitrail ou tapisserie, et l’emporte sur eux par sa capacité à couvrir rapidement de grandes surfaces, et cela sans frais excessifs, ce qui n’est pas le cas de la mosaïque, art qui lui est souvent rattaché. Sa fonction de délectation suppose l’existence d’une clientèle cultivée et fortunée, capable de commander ou d’acheter des tableaux "mobiles".
L’amateur de peinture, au 20ème siècle, est profondément convaincu que la qualité d’un tableau est indépendante de son sujet. Mais c’est une idée qui ne s’est accréditée que récemment, après un conflit qui a occupé une bonne part du 19ème siècle. Jusqu’à l’époque de Manet, une doctrine tout opposée, élaborée dès la Renaissance, a régné presque sans discussion, qui mettait au-dessus des autres genres la peinture d’histoire.
La peinture est le résultat de l’action de peindre, d’appliquer des couleurs sur une surface. C’est la couche de couleur qui couvre une surface ou un objet. C’est encore la matière servant à peindre (peintures à l’eau, à l’huile…)
Le rôle de l'artiste, face à l'œuvre, consiste à sélectionner, à choisir certains éléments afin de modeler l'objet artistique, de lui donner une dimension personnelle qui contribue à sa singularité.
Les caractères généraux et particuliers de chaque objet dépendent des conditions matérielles et techniques de production : les matériaux disponibles et accessibles, l'organisation des formes sur la surface, l'apparence des touches et les effets produits, le rapport entre la couleur et le graphisme, etc. La peinture, avant de représenter des objets, se caractérise par une surface plane recouverte de couleurs assemblées dans un certain ordre.
Afin de mieux comprendre les avantages et les contraintes respectifs à chaque technique, on distingue trois éléments fondamentaux : le subjectile (le support de la peinture), les pigments colorés le médium (*), un liquide dont l'action vise à diluer et fixer les pigments broyer sur le subjectile.
*) Médium : Ce mot revêt de nombreuses significations : en terme familier, c’est un moyen d'accommodement : chercher, trouver un médium dans une affaire. en terme de musique, il se dit des sons de la voix qui tiennent le milieu entre le grave et l'aigu. Il se dit aussi de la voix de l'orateur. c’est encore un argument qu'on proposait contre une thèse. Le président en Sorbonne ouvrait la thèse par trois médiums. C’est aussi une personne qui prétend servir d'intermédiaire entre ses semblables et les esprits des morts ou autres. Ce mot peut revêtir un moyen technique qui sert de support à un média. C’est enfin, en terme de peinture, une préparation liquide ou pâteuse à base de résines et d’huiles, que l’on ajoute aux couleurs déjà broyées. C’est dans ce sens qu’il nous intéresse : c’est un additif à la peinture (voir la rubrique sur les additifs).
En outre, dans la plupart des cas, un enduit isole le subjectile de la couche picturale (protection indispensable pour la toile qui serait "dénaturée" par l’huile de lin, liant de la peinture à l’huile). Après la peinture, on applique, en général, un vernis qui protège la couche picturale de la pollution atmosphérique et des griffures, améliorant ainsi la stabilité des couleurs et sa résistance.
La fabrication de ces éléments est souvent complexe, les formules dépendent des ateliers qui les tiennent secrètes et les modifient constamment, en fonction des effets recherchés. Dans le cas de la peinture ancienne, notre connaissance est due, en grande partie, au travail des restaurateurs qui analysent les peintures en laboratoire.
Le résultat final d'une peinture dépend également des instruments qui sont employés pour appliquer la couleur sur la surface : depuis les pinceaux, brosses, couteaux, vaporisateurs de toutes sortes et de toutes dimensions jusqu'aux instruments les plus inattendus, comme le corps humain ou des machines a priori destinées à un autre usage.
On distingue en général deux groupes principaux de techniques : les peintures à base d'eau, dites "tempera" (*) et les peintures à base d'huile. Il existe un cas très particulier de la peinture sur mur, dite «à fresque».
*) Tempera : la tempéra désigne un procédé de peinture consistant à délayer des pigments en poudre dans le l’eau additionnée d’un agent liant tel le jaune d’œuf. Les couleurs translucides de la tempera font qu’elle est appréciée. Dans l’ancienne Égypte, l’on utilisait un procédé similaire. La tempera au jaune d’œuf devint la technique la plus employée pour la peinture de tableaux dans l’Europe de la fin du Moyen Age au début de la renaissance. Ce procédé fut progressivement délaissé au profit de la peinture à l’huile dès la fin du 15ème siècle jusqu’à nos jours. On dit peindre à tempera ou à la tempera.
Rapide historique sur la peinture
La peinture commença avec les premières organisations sociales de l'homme. L'action de déposer des couleurs sur une surface stable, et d'intervenir dans la distribution de ces couleurs, marqua la naissance du phénomène artistique. Les sociétés préhistoriques utilisaient des argiles de différentes couleurs, des cendres d'os, des pigments végétaux associés à de l'eau et à de la graisse.
Dans l'Antiquité, les techniques picturales se sont développées, les pratiques ont peu à peu été codifiées pour donner naissance à l'histoire de la peinture dont nous dépendons encore aujourd'hui.
Les sociétés anciennes de la Méditerranée connaissaient et pratiquaient la tempera. La cire, qui évite l'effritement de la couche picturale, a également été employée. Les pigments étaient le plus souvent d'origine minérale ; afin d'obtenir différentes nuances, on les chauffait plus ou moins, on les réduisait en poudre avant de les mélanger.
La plupart des peintures conservées de cette époque sont des peintures murales, mais on la pratiquait également sur des objets amovibles comme les tissus, les meubles, les vases, les papyrus et, plus tard, vers le 7ème siècle, sur des parchemins. On sait aussi que, depuis l'antiquité grecque, l'on peignait souvent les sculptures et les façades des monuments les plus importants.
Au Moyen-âge, on perfectionna et l'on adapta les techniques des anciens. Dans le cas de peintures murales, en fonction de la nature des pigments, on associait souvent les deux techniques : à sec et à fresque.
La peinture sur panneaux de bois amovibles rencontra peu à peu un plus grand succès. Elle permit également une plus grande circulation des œuvres, et donc la possibilité, pour les artistes, de s'enrichir des expériences des autres.
Dans certains cas, on juxtaposait des feuilles d'or aux couches colorées, ce qui augmentait la valeur de l'objet et grandissait le prestige des figures représentées.
La tempera resta la pratique dominante dans la peinture sur panneaux jusqu'à la fin du 16ème siècle. On pouvait utiliser de l'eau ou de la colle comme seuls médiums, mais la peinture était alors peu résistante et très sensible aux variations hygrométriques. On préféra souvent ajouter de l'œuf. Le jaune permet l'émulsion (avec de l'huile et du vinaigre) et le blanc, insoluble à l'eau, donne de l'éclat aux couleurs. Les recettes sont très nombreuses. blanc, insoluble à l'eau, donne de l'éclat aux couleurs. Les recettes sont très nombreuses.
On peut ajouter de la cire d'abeille, de la chaux, de l'amidon, de la caséine ou toutes autres sortes de substance. Sur les panneaux de bois, on est souvent contraint d'employer un enduit appelé gessoduro (mot italien qui signifie : plâtre dur) composé de plâtre mêlé à de la colle.
Les couleurs de la tempera sont plutôt mates, elles perdent leur ton en peu de temps. Peu à peu, le nombre des pigments employés s'est considérablement accru. Ils sont d'origine minérale (terres naturelles ou brûlées, pierres) ou animale (résidus animaux). Avant de les incorporer au médium, il est nécessaire de les broyer longuement.
L'aquarelle, employée depuis la Renaissance, constitue un cas particulier. C'est une détrempe très légère, appliquée sur du papier, et dans laquelle on emploie beaucoup les superpositions de couches de différentes couleurs et de différentes densités. L'aquarelle permettait surtout aux artistes de composer leur peinture en utilisant la réserve qui consistait à laisser vierges certaines surfaces de papier.
La gouache est une tempera plus épaisse, plus pâteuse. C'est la technique traditionnelle des anciens manuscrits, à laquelle on ajoutait une substance empêchant la fermentation.
Le pastel, qui eut un grand succès au 18ème siècle, associe les matériaux du dessin (le fusain, la sanguine, la craie, etc.) qui, après être réduits en poudre, sont dilués avec de l'eau et parfois des pigments supplémentaires pour être ensuite pressé fortement pour former des bâtonnets cylindriques ou carré de section.
À la Renaissance, on codifia la pratique de la fresque, employée pour la peinture murale depuis l'Antiquité sous différentes formes. Le principe classique consiste à appliquer des pigments colorés dilués à l'eau sur une paroi enduite d'un mortier frais composé de chaux éteinte. Au moment du séchage, le mortier absorbe les couleurs et fixe ainsi la peinture sur le mur. L'opération se réalise en plusieurs temps. On enduit d'abord le mur d'un mélange appelé l'arriccio, composé de deux tiers de sable fin ou de stuc et d'un tiers de chaux. Au moyen d'un poncif (*) (la sinopie), on reporte sur le mur, par la technique du pochoir, les contours du dessin d'ensemble.
*) Poncif : Dessin dont le contour est piqué de multiples trous et que l’on peut reproduire en l’appliquant sur une surface quelconque et en y passant une ponce.
On divise ensuite la surface à peindre en plusieurs secteurs appelés les giornate (mot italien qui signifie journées). Chaque gionata (en italien : singulier de giornate) correspondait à la capacité quotidienne de travail de l'atelier. Chaque matin, on applique un dernier enduit, moins épais (appelé l'intonaco) et composé pour moitié de sable et pour moitié de chaux. On peut alors étendre au-dessus les couleurs tout en ayant préalablement connaissance des modifications qu'elles subiront au contact de la chaux. Les pigments employés sont des terres (chaux séchée, terre de Sienne, cadmium, cobalt, etc.) et des pigments d'origine végétale (chêne ou pins calcinés, etc.). En théorie, lorsque l'enduit est sec à l'issue de la journée, il n'est plus possible d'intervenir sur la peinture, sinon au moyen de la peinture à sec.
Le graffito constitue un cas particulier de la peinture à fresque. Il est d'un usage courant dans les peintures de murs extérieurs à l'époque moderne, et, bien qu'il soit particulièrement exposé aux intempéries, on en conserve de fort beaux témoignages, notamment dans le nord-est de l'Italie et au sud de l'aire germanique. Il consiste à recouvrir de mortier la couche colorée. Le dessin recherché apparaît après un grattage de certaines parties. Les contraintes de cette technique ont poussé les artistes à chercher des solutions intermédiaires comme la demi-fresque, dans laquelle on peut intervenir après séchage au moyen de couleurs diluées à l'eau de chaux. Mais, fréquemment, la peinture que l'on appelle aujourd'hui à fresque n'est qu'une simple peinture à l'eau, le plus souvent synthétique, sur un enduit sec.
La véritable nouveauté fut la peinture à l'huile. Cette technique a été définitivement mise au point vers la fin du 15ème siècle dans les Flandres et en Italie (peut-être… mais les copistes italiens étaient nombreux et l’origine véritable de la peinture à l’huile nous vient des flamands). Sous de multiples variantes, le procédé se généralisa au 16ème siècle dans tout l'Occident.
Les frères Van Eyck et Antonello da Messina furent parmi les premiers à montrer toutes les ressources que l'on pouvait tirer de cette matière. Elle procure une certaine commodité du travail (avec la possibilité de travailler assez longtemps sans que le véhicule ne sèche trop vite) et donne aux couleurs brillance et transparence.
Comme dans le cas de la tempera, les recettes sont innombrables. Il s'agit parfois d'une émulsion composée d'huile, d'œuf, de vernis et d'eau. Plus simplement, on trouve également l'emploi d'huiles essentielles (comme l'essence de térébenthine ou de lavande) ou d'huiles pures (comme l'huile de lin, de pavot ou de ricin) comme seuls médiums.
Avec l'huile, on emploie le plus souvent un subjectile composé d'une toile (lin, coton ou chanvre) tendue par un châssis en bois, enduit d'une couche de colle. Mais on peut aussi utiliser des supports très variés : la pierre, le cuivre, l'ardoise, le bois, etc.
Dans certains cas, on passe également un fond coloré avant de peindre. C'est le cas de la technique dite de l'imprimitura, un liquide composé de jaune de Naples et d'huile le plus souvent.
Le procédé du marouflage, employé depuis le 16ème siècle, consiste à encoller des toiles peintes sur un mur, sur un plafond ou sur un support amovible comme un panneau de bois, par exemple.
La dernière opération, après les couleurs, consiste à appliquer un vernis qui a pour but de protéger la couche picturale. À Venise, on employa beaucoup le glacis qui consistait en un premier vernis légèrement pigmenté, c'est un vernis dit "à peindre". D'une manière plus générale, on distingue les vernis gras des vernis à base d'essence. Les vernis gras sont plus résistants, mais tendent à s'assombrir et à jaunir avec le temps.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'emploi des peintures de synthèse s'est développé afin de répondre de manière plus souple aux exigences des artistes en matière de siccativité des matériaux (temps de séchage), de maniabilité (possibilité d'employer des instruments d'application plus variés) et de stabilité des couleurs. Il s'agit d'émulsions composées de résines de synthèse de type vinylique ou acrylique. Elles possèdent un grand pouvoir couvrant, ce qui permet de les utiliser même sur des supports particulièrement difficiles, comme le béton ou le ciment. Elles sèchent en peu de temps et évitent ainsi à l'artiste l'inconvénient majeur de la peinture à l'huile. En outre, les couleurs sont remarquablement stables et presque inaltérables dans le temps, c’est du moins ce qu’affirment les fabricants, mais la réalité est moins évidente, suite à des tests très contraignants sur lesquels je reviendrai. On peut enfin réguler la densité du produit, dont dépend la matité de la couleur, par une simple adjonction d'eau.

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